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dimanche 12 avril 2009

Fast & Furious 4, de Justin Lin : Mon cul, ma gueule


Fast & Furious 4
, gros nanar annoncé des famille, vaut mieux que sa triste réputation.

Pas pour beaucoup de raisons, mais quand on veut fustiger le bon goût, autant s'attarder sur ce qui est possiblement la faute de goût la plus évidente du mois, quitte à finalement passer un bon moment. Comme me l'a souligné mon compère Darsh en pleine projo, le film est hyper prévisible. Une paire de seins tous les deux plans, des attroupements constants de filles autour des voitures et... Pas beaucoup plus en fait. J'avoue, la première bande-annonce bien pêchue et la musique de Does it offend you yeah? m'avait convaincu de classer le film dans la catégorie des futurs plaisirs coupables.

Faut dire qu'au début, y'a du lourd pour la promo de Fast & Furious 4 : deux bandes-annonces qui spoilent tout le film, avec la scène d'ouverture incluant un vol de citernes alors que le camion les transporte encore, et une poursuite en freeride par Paul Walker. L'histoire, on s'en moque au final, on comprend juste entre les baragouinements de gros durs qu'il faut faire front contre un ennemi commun, conduire des voitures et claquer des culs.
Et Dieu merci, il y a toujours des volontaires pour cette dernière tâche.

C'est pas que l'accroche du film le scande à tue-tête ("Nouveau modèle, pièces d'origine") mais personne ne semble vraiment relever que la majorité du casting du premier film est de retour, forcée qu'ils sont de payer leurs factures. Paul Walker enchaîne les rôles de minets depuis 2001 et Vin Diesel fait la gueule depuis que Babylon AD s'est méchamment fait castrer, entre les remontages de la Fox et l'incapacité de Mathieu Kassovitz à combattre le studio. Le succès actuel au box-office US de ce quatrième F&F devrait pourtant permettre à Vin Diesel de boucler le cycle Riddick, entamé avec David Towhy dans Pitch Black. Ici, on se demande juste comment Vin, plus monolithique et musculeux que jamais, arrive encore à bouger. Mais bien vite on se rend compte qu'il ne fait que taper, ce qui explique bien des choses.

Il n'y a guère que Michelle Rodriguez pour jouer la diva, puisque annoncée au générique au même titre que Vin Diesel et Paul Walker, elle ne passera pas le cap des 10 minutes grâce à un rebondissement top débile qui justifie l'existence de ce film en entier. La demoiselle a joué dans Lost, la série des geeks qui savent que J.J. Abrams sort Star Trek le 6 mai, et surtout, elle est le premier rôle du prochain James Cameron, Avatar qui va révolutionner le concept de film en 3D l'année prochaine. Bref, on ne la sent pas très concernée, mais vu l'intrigue, on ne lui en veut pas.

Alors évidemment, rien ne sert de s'emballer, le tout reste d'un bien bas niveau. Mais réjouissant, s'y on s'y met, entre courses de voitures généreuses articulées n'importe comment, punchlines débiles et risibles ("who's the boss?") et autres morceaux à la bravoure incertaine. Dans ce torrent de mauvais goût assumé, on trouve une lumière, un minois pas vulgaire auquel se raccrocher. Jordana Brewster, copine old school et sœur de Vin Diesel, rescapée elle aussi du premier opus, se promène en robe à fleurs dans ses rares apparitions, dégage une aura bienvenue (sans être aussi agressive sexuellement que ses consœurs), et dit au revoir le temps d'un rapide plan à la toute fin du film.

Hasard des calendriers, Jordana Brewster se retrouve aussi dans 3 épisodes de Chuck diffusés dernièrement aux États-Unis. Elle est belle, naturellement irrésistible et on se prend au jeu aux côtés de Chuck en désarroi total. On s'en réjouit, d'autant que son rôle, à base de gros trauma adolescent pour ce dernier, promet de la voir réapparaître prochainement.


NB: Cette projo ciné a été offerte par Darsh et ses avantages en nature. Merci.
Pour voir le film en entier en 45 secondes avec la musique appropriée, c'est par là.

Fast & Furious 4 : 6/10
Chuck : 8/10
Jordana Brewster : 10/10