Juste après avoir conclu la saison 6 de The Shield dans le bruit et la fureur, je cherchais quelque chose susceptible de me faire poursuivre dans cette voie. Manque de bol j'ai égaré A bout portant avec Lee Marvin, mais je tombe par hasard sur l'adaptation du roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, toujours sous blister et qui me nargue.
Le changement de ton va être brutal.
Inconsciemment, j'en suis venu à ne pas apprécier les films en costume. Il y a quelque chose dans cette recherche d'authenticité qui me glace le sang et m'empêche de m'intéresser aux exaction de chacun. Même Sofia Coppola et son Marie-Antoinette (l'histoire avant tout d'une jeune fille dépassée par les évènements) n'aura pas réussi à me passionner.
Mais ici, c'est avec une franchise et une retenue toute anglaise que le film se prend à suivre les destins des filles Bennett, élevées avec un amour et un naturel semblant hérités du côté désargenté de la famille (un problème à cette époque). Pleines de vie et de fougue, les filles sont sans cesse encadrées par une mère qui croit bien faire en voulant à tout prix les marier avant la mort de leur père, pourtant bien présent (et spectaculairement moderne, ou tout simplement sain d'esprit). S'ensuivent roucoulades, bals typiques à teneur sociales et stratégies d'amour, où se distinguent du lot quelques histoires s'entrecoupant de tragédies.








