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jeudi 31 décembre 2009

Classement ciné : 14 films qui ont fait 2009

2009 s'en est allé, voici un classement pour passer le temps et au final, un choix très difficile pour élire ceux qu'on retiendra plus particulièrement cette année.

Un classement dicté par des coups de cœur personnels, mort aux détracteurs et aux cyniques.


1 - Inglourious Basterds
On a tout lu et tout écrit sur le sujet, donc passons rapidement: Tarantino s'amuse et les historiens apprécient peu. Avec sa relecture assez spéciale de la Seconde Guerre Mondiale, le réalisateur s'offre un plaisir coupable assez génial au plaisir immédiatement communicatif, grâce à son entrain, sa direction d'acteurs et ses idées (de génie). Contrairement aux promesses générées par sa bande-annonce, Inglourious Basterds n'est pas un film de guerre mais plutôt un film mêlant les genres, perdant le spectateur dans les méandres de ses possibilités, cherchant là où personne n'est encore allé (cf. sa dernière séquence). Comme dans No Country For Old Men, personne ne se croise mais tout le monde va au feu, aidé d'une bande-son prenante et de dialogues percutants. Avec en bonus, une idée géniale en fin de métrage, selon laquelle le régime nazi se fait dézinguer par le Cinéma dans son sens large.
Christopher Waltz est hallucinant, le film contient des back-stories jouissives sur ses personnages et scalper du Nazi est l'idée la plus cool vue depuis un moment, malgré son relent de série B évident.
Bordel, ça faisait combien de temps qu'on avait pas vu un vrai film de cinéma ?



2 - Là-haut / Up
Pas de surprises, on trouve "fatalement" un film des studios Pixar quand on se lance dans une rétrospective de l'année... mais quel film ! Si Up n'est pas la pépite de l'histoire en terme de scénario, elle prend au cœur et ne relâche jamais la pression. On se retrouve prisonnier des aventures du "postier" et du vieil aigri, à crier en cœur avec les enfants dans le public entre deux sanglots que le méchant "est trop méchant" et à rigoler des gags particulièrement efficaces posés ça et là.
En plus de l'émerveillement constant qui constitue la chose, saluons la prouesse technique des studios de Californie et sa réflexion absolument pas stupide sur le deuil. On retient son souffle face aux magnifiques et effroyables 15 premières minutes du film, muettes, hypnotiques, fascinantes.
Impossible de me faire parler pendant l'heure qui a suivi la sortie de salle, l'ami Erwan est témoin !


3 - L'Etrange Histoire de Benjamin Button / The Curious Case of Benjamin Button
Un choix sans doute discutable mais une date importante et quasi immédiate de l'année : le retour de David Fincher, adaptant une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, après le magnifique Zodiac, film somme d'obsédé compulsif consacré au serial killer de San Francisco (critique de l'époque ici-même).
Malgré sa réactualisation dans une Amérique pré-Katrina discutable, le projet Benjamin Button reste une jolie histoire d'amour à travers les âges, avec à l'horizon ce funeste instant à peine vécu qu'il est déjà perdu : à un seul moment du film les deux personnages se retrouveront à égalité face à la fuite du temps, à un seul moment ces deux êtres qui s'aiment oublieront les tourments d'une vie séparée l'un de l'autre. Par ce simple moment noyé dans 2h40 de métrage dense et compact, Fincher stigmatise l'ironie de vivre pour un souvenir qui finira oublié dans les sables du temps.
Parmi les avancées technologiques en matière d'effet spéciaux, notons aussi le processus de vieillissement du personnage de Brad Pitt, théorisé jusque dans ses derniers retranchements face aux enjeux de l'histoire. Littéralement hanté par son conte cruel, Fincher adjoint au chemin de croix du personnage des seconds couteaux riches en enseignements et impose Cate Blanchett et Tilda Swinton parmi les beautés diaphanes de ce millénaire.
Benjamin Button, c'est - parmi tant d'autres choses - une reconstitution monumentale et des tranches de vies splendides au service d'un projet insensé (et une bande-annonce qui t'achève par la grâce d'Arcade Fire (trailer))

The Wrestler est l'absent notable du classement: La faute au film de Fincher, qui m'a pris en otage une semaine avant de voir le film de Aronofsky. Eric et Benjamin n'apprécieront pas mais ce n'est pas la première fois que je les déçois. J'admets quand même que l'ampleur hollywoodienne déployée par Benjamin Button puisse constituer un défaut majeur dans le produit fini. Personnellement, j'ai été envoûté.


4 - Morse / Låt den rätte komma in
Magnifique film suédois, remède miracle contre la soupe que propose Hollywood (pas représentée en masse ici pour une fois - crois-moi).
Let The Right One In (traduit en français par Morse, youpi) raconte l'amitié de deux enfants, abandonnés chacun à leur façon, dans un cadre perpétuellement enneigé et obscur absolument magnifique. Mieux vaut ne rien savoir pour aborder le film, ode poétique et surprenante dans son dépoussiérage méthodique d'un mythe pour le moins entêtant... Brassant ses thèmes entre difficultés de l'enfance et besoin de refuge incompris des adultes, le film ouvre en plus une multitude de pistes quant à ses personnages, ne juge personne et affirme sa rage de vivre dans des séquences glaçantes, ballets morbides magnifiques. L'expérience est hypnotique.
À regarder d'urgence avant que son infâme projet de remake américain ne se mette définitivement en chantier.


5 - Jusqu'en Enfer / Drag Me to Hell
Une surprise monumentale, relayée par des échos cannois dithyrambiques en séance de minuit: Après son aparté dans le blockbuster mutant (les trois Spider-Man), Sam Raimi revient à ses premiers amours et nous livre un film grotesque terminal, entre horreur, comédie slapstick et burlesque soigné ! Une réussite qui doit tout à l'enthousiasme de son instigateur, frustré de devoir rendre des comptes à tout le monde depuis des années, et montant du coup Jusqu'en Enfer avec sa propre maison de production. Dans la parfaite veine de ses Evil Dead au ton si décalé, Sam Raimi livre une histoire où une jeune banquière subit les foudres d'une gitane qui lui jette une malédiction. En parfait pervers, Raimi fait subir tous les outrages à son héroïne, laquelle tâche de se sortir de ce pétrin le plus rapidement possible, qui fait de ce morceau de pellicule un remède absolu contre l'ennui, parfaitement rythmé et oscillant avec merveille entre ces genres avant de nous lâcher en pleine horreur, à terre.
En parfait réalisateur, Sam Raimi nous montre en plus que bien dirigée, même la terreur la plus grotesque fait peur. Mention spéciale à Alison Lohman, qui y déploie des talents jusqu'ici inexploitées, et pensez à la version Unrated en DVD qui se lâche encore plus dans les détails croustillants.


6 - Une Arnaque Presque Parfaite / The Brothers Bloom
Un coup de cœur absolu, vendu sur le seul premier film de Rian Johnson : Brick (2005), film bâtard appliquant les codes du film noir à un cadre de teen-movie. Au final, une réussite bourdonnante d'idées et noir en diable, blindée de jolis plans me faisant guetter le ciel chaque fois que je foule l'herbe d'un terrain de sport. 3 ans après, Rian Johnson nous propose un héritier un peu maladroit mais plein d'humour.
Maladroit, parce que dans son ambition (le film parlent de 2 frères montant des arnaques haut de gamme pour plumer les riches), le monsieur loupe son dernier acte après une bonne heure de charmantes promesses, et qu'il y a presque trop d'argent dans le projet, provoquant des choix parfois discutables. Reste un casting génial (Adrien Brody, Rachel Weisz, Mark Ruffalo), une direction d'acteurs impeccable (je vous défie de ne pas tomber amoureux de Rachel Weisz), une ambiance douce-amère unique et une vive douleur au cœur en quittant la salle.

(On en parle bientôt si j'arrive à boucler un texte amorcé en août dernier)


7 - District 9
La claque SF de l'année (avant Avatar), sortie de nulle part. Neill Blomkamp raconte avec son film comment des visiteurs d'un autre monde se sont retrouvés parqués dans un ghetto d'Afrique du Sud pendant que les grands de ce monde se demandaient quoi faire d'eux. A la base de ce succès, un court-métrage monté par Blomkamp, remarqué par Peter Jackson, qui lui alloue les fonds nécessaires pour en faire un film. Le résultat est surprenant, mêlant les genres avec la facilité et la rage d'un Shaun of the Dead (ou glisser autre référence adéquate).
On suit en premier lieu un scribouillard de l'administration à qui il incombe de délocaliser les charmants visiteurs de l'espace, avant que tout ne dégénère. Tourné d'abord à la façon d'un documentaire, le projet est casse-gueule mais se rattrape par sa surenchère ultra crédible où de catastrophes en catastrophes, le film se trouve un final parfait dans un affrontement plus-geek-tu-meurs entre forces locales et entités extraterrestres sur le terrain (Enfin du bon gros mécha depuis Aliens, et avant Avatar !). Malgré son budget "limité", District 9 est crédible dans ses effets tout du long (on croit retrouver la belle époque de Starship Troopers) et réserve quelques superbes moments de mises en scènes, notamment dans une scène proche d'un FPS et dans son affrontement final (où l'on jette des cochons).


8 - Star Trek
Quand la mode du reboot se mêle aux adaptations éparses et que Star Wars n'est plus qu'un lointain souvenir, il est temps de s'attaquer à un monument de la culture geek US, tombé en désuétude depuis des années (et pas aidé par l'éclat de séries comme Battlestar Galactica). C'est parti pour un reboot de Star Trek, officiellement, le 11ème de la série (!).
Absolument pas familier de la saga Star Trek, le réalisateur J.J. Abrams prend le train en marche et monte un scénario abordant la lourde mythologie avec un entrain et une fraîcheur forçant le respect: retour aux sources donc, avec la jeunesse du futur Capitain Kirk et de l'équipage du vaisseau, entraîné dans un baptême du feu au succès largement mérité. Sponsorisé par ILM, Star Trek version 2009 est un pur ride noyé dans les lens flares (ces flash éblouissants), une montagne-russe qui fout le vertige et dont on ressort excité, conscient des ficelles utilisées mais prêt à y retourner. Si je le pose si haut, c'est pour son entrain, son accessibilité, son rythme et le fait qu'il s'agisse tout simplement du meilleur blockbuster de l'année (allez, un petit effort, les autres films US que je pose ont des raisons différentes d'être ici)

- Pour avoir une idée de ce que donnait Star Trek "à l'époque", cliquez ici pour un report du premier film (1979).
- Bonus lecture: Un article (je l'avoue de mon crû) pour savoir qui est ton nouveau maître en matière de geekitude, entre Joss Whedon et J.J. Abrams.


9 - The Box
Adapté d'une nouvelle de Richard Matheson, The Box suit un couple face à un choix cornélien, envoyant valdinguer tout morne quotidien au profit d'un fantastique fascinant. Avec sa mécanique subversive et son score magistral (par les têtes pensantes d'Arcade Fire), The Box maintient a tension tout du long et torture par sa logique implacable. Richard Kelly en remet une couche et nous plonge dans les tourments inhérents à son idée très personnelle du destin.
J'aurai adoré lui adjoindre son pendant futuriste, Southland Tales, mais la soupe n'a pas pris avec moi. Sorti en catimini en direct-to-DVD en France, le deuxième film de Richard Kelly (hué à Cannes il y a trois ans) est un hachis parmentier indigeste sur lequel il est difficile de s'attarder. Malgré tout, certains collègues comme Erwan lui trouve un intérêt maximal et je ne suis pas sans accorder à Richard Kelly une unité de thématiques et d'idées visuelles superbes entre Donnie Darko, Southland Tales et The Box, en plus de savoir gérer des castings particulièrement hétéroclites et presque surprenants (The Rock, Sean William Scott, Sarah Michelle Gellar, James Marsden, Cameron Diaz...)
- On en parlait déjà là.


10 - Avatar
UPDATE 2011 : Hum, on a revu Avatar et comment dire, ça ne prend plus. À croire que l'euphorie du moment nous a tous un peu aveuglé. Du coup, on se permet de sortir le film du top 2009.  
Projet pharaonique en développement depuis des années, plus gros budget du cinéma à date, magnat magnifique à la direction... Avoir des couilles, ça aurait été de le virer de ce classement ! Mais impossible de passer sous silence le retour de James Cameron au ciné, 12 ans après Titanic. Si la 3D tient parfois du gadget, la technologie développée (bien-nommée The Volume) permet à Cameron de filmer tous les plans imaginable, sous n'importe quels angles. Une date dans la façon d'appréhender le cinéma et la façon de penser en amont sa réalisation, quoiqu'on en dise.
Le seul point noir de l'ensemble tient au fait que l'intrigue générale est par trop classique (et déjà parodiée), mais c'est au final la somme de détails et l'imaginaire foisonnant développés qui permettent l'immersion totale au sein du récit. Avec ces créatures, ces vaisseaux, ces méchas et son foutoir ambiant, Avatar est gentiment régressif mais hyper enthousiasmant et la multitude de détails crées par Cameron rendent l'expérience magnifique. Avec ses plans inédits, ses scènes de fanboys absolument réjouissantes (encore ces vaisseaux et ces méchas chers au réalisateur), Avatar tient la distance pour toute personne oubliant son cynisme à l'entrée de la salle. Et d'autant plus en Imax 3D et en anglais !
Seul véritable regret pour cette dernière claque de l'année: Sigourney Weaver n'y pilote pas de mécha, comme c'était pourtant le cas en 1986 dans Aliens déjà réalisé par James Cameron.


11 - Moon
Un premier film singulier, isolé dans une station spatiale posée sur la Lune. Réalisé par Duncan Jones, le film a cet air glacé, qui s'affranchit des contraintes posées par ces contemporains bien avant. La Lune, si proche et à la fois si loin de la Terre. Rien de badass de frontalement abordé, au contraire presque puisque la caméra en retrait nous pose en parfait témoin d'évènements qui nous dépassent. Pas de monstres si ce n'est l'homme, qui fera toujours pire quelle que soit l'issue : à son script faisant mine d'éviter les grands thèmes pour ne pas se répéter (d'autres l'ont déjà fait, et avec talent), Moon se maintient à hauteur d'homme pour aborder l'isolement et les réactions d'un homme perdu, confronté aux agissements et débordements d'une civilisation à présent lointaine. Le seul interlocuteur de Sam est d'ailleurs un ordinateur de bord aux humeurs changeantes joyeusement arty (à qui Kevin Spacey prête sa voix).
Pas avare en traitement à passer en revue, le film voit son ambition revue à la hausse en milieu de parcours, et étiole doucement l'agonie de son personnage principal dans une atmosphère de SF glacée, trip épuré et philosophique dans ses questionnements, marqué par un score entêtant de Clint Mansell.
Avec un production design magnifique, situé quelque part entre architecture futuriste et volontairement rétro, Moon se pose comme un joli OVNI absolument fascinant, reflet d'un homme à la psyché brisée, se sachant perdu, et donne en passant une bonne leçon d'humilité à tout le monde.

Sortie ciné France en avril 2010




12 - Démineurs / The Hurt Locker
Un film de guerre peut-être, mais surtout un film sur la psyché perturbée d'un homme de terrain. En s'aventurant sur le terrain houleux du film-témoignage d'un conflit encore en cours, Kathryn Bigelow ne se soustrait pas pour autant aux codes en vigueur, mais inflige à ses personnages un quotidien rythmé par le compte à rebours avant le retour (sain et sauf ?) au pays. Si la démonstration est malheureusement assez schématique (scène de conflit/repos et confrontations), l'ex-madame Cameron se permet quelques plans incroyables dans les scènes de déminages et lors de tensions extrêmes (la scène de sniper, les déminages houleux et ses effets presque trop modernes dans ce contexte déjà-vu).
Sans juger l'occupation au niveau individuel (la plupart des barbouzes sont tout simplement dépassés par les évènements), la réalisatrice ne rend pas son ennemi non plus complètement inhumain façon The Kingdom : sans stigmatiser l'un ou l'autre des camps, chacun tâche tout simplement d'y survivre en attendant une résolution moins invraisemblable à l'enfer ambiant et quotidien.
Le casting 4 étoiles y passe avec joie, Jeremy Renner est fantastique de conviction et la conclusion glace le sang, montrant un parallèle évident entre l'enfer de la guerre et celui du morne quotidien, sans repères ni échappatoires. Comme l'annonce en ouverture le film, "La guerre est une drogue" et Kathryn Bigelow démontre une nouvelle fois qu'elle est la plus burnée des réalisatrices en activité. D'ailleurs la dame de fer concoure cette année aux Golden Globes face à son ex-mari dans la catégorie Meilleur Film... Alors, Avatar ou The Hurt Locker ?


Hors compétition : Transformers 2 & Crank 2 - High Voltage










Toi-même tu sais, j'aime les plaisirs coupables qui tâchent et en foutent plein les mirettes. Si en plus on peut avoir en même temps deux stéréotypes ambulants, le plaisir n'en est que plus grand. A tout seigneur tout honneur, place donc au mastodonte de l'année, Transformers 2, signé par le fascinant Michael Bay. Impossible de s'arrêter sur la carrière du bonhomme sans se demander ce qui l'anime, car entre Armageddon et ça, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Dans ce cas précis, toutes les réponses sont là : machinerie hollywoodienne à son apogée et prête à s'écrouler, budget pharaonique, scénario débile, hégémonie américaine n'en ayant rien à foutre des vestiges du passé (les pyramides de Gizeh s'y font souiller), Transformers 2 est un essai assez fascinant, quasiment une œuvre d'art en regard de son kaléidoscope constant d'images et de couleurs propice à l'épilepsie.

Son contrepied est surprenant et n'aurait jamais dû voir le jour : Crank 2 est - classiquement - la suite de Crank, baptisé dans nos contrées Hypertension. Dans ce film, Chev Chelios devait parcourir la ville pour espérer trouver un remède au poison mortel courant dans ses veines ; le seul moyen de repousser les assauts constants du poison étant de booster son taux d'adrénaline, prétexte à des situations osées complètement inédites et surtout stupides. Mais le brouillon est correct et visiblement pas encore assez sale pour les deux lurons responsables de ce projet...
Sans spoiler pour espérer capter ton attention, Jason Statham se réveille sur le goudron au début de Crank 2, avant de se voir délester de son cœur en salle d'opération. La mafia japonaise remplace alors l'organe par une batterie maintenant Chev Chelios en vie pour un temps limité. Lequel va devoir se démener une fois de plus pour garder ses accus chargés à bloc et tracer à travers toute la ville pour espérer retrouver ce qui lui est sien... Débile ? Crétin ? Génial ? Le film est surtout insupportable mais nous lâche au visage un tel enthousiasme pour le bricolage de dernière minute qu'il en devient fascinant.

Son statut de pellicule décomplexé fait de Crank 2 un GTA-like crachant sur tout et surtout sur les conventions du cinéma, tourné en un temps record avec des caméras ultra-légères et peu coûteuses, permettant de réaliser des plans insensées et de mettre en image des idées d'une connerie splendide. Avec son approche diamétralement opposée à celle de Transformers, les réalisateurs Neveldine et Taylor ont crée un hybride décadent et repoussant dans lequel ils ont réussi à caster David Carradine, probablement l'un de ses derniers rôles au cinéma avant son décès accidentel.
Les exploitants français ne s'y sont pas trompés et le film a été interdit d'exploitation sur le territoire (sorti en direct-to-DVD)

Pour continuer l'exploration, deux liens :
- Transformers 2, la critique à chaud
- Quelques pistes supplémentaires pour aborder Transformers 2



LA SUITE...

Je vais me faire hurler dessus pour avoir oublié Un Prophète mais malgré son air de film de genre, j'ai la sensation d'avoir assisté à quelque chose de trop clinique et froid pour le retenir ; un autre jour peut-être... Et ce n'est pas faute d'avoir tenté le film français cette année. Parmi mes quelques essais, on retiendra Non ma fille, tu n'iras pas danser (mon premier Christophe Honoré, une expérience intéressante), Les Beaux Gosses (au ton décalé cru et réjouissant), Les Regrets (catastrophe), Jusqu'à toi (un film d'amour mignon, j'étais d'humeur...) et Fais-moi plaisir (vaudeville marrant au casting féminin épatant).
Depuis l'exil au Canada, difficile de se mettre à jour.

Quatre entrées tardives dans ce classement, une nouveauté et trois retards. Avatar prend quelques places d'entrée de jeu avec sa sortie de fin d'année, les autres sont des rattrapages, n'ayant pas eu l'occasion de les voir au cinéma ou ayant sciemment choisi d'éviter la VF imposée dans ma jolie ville de province. Il s'agit de Démineurs (Kathryn Bigelow), Morse (Tomas Alfredson) et Moon (Duncan Jones), trois outsiders et au final, trois surprises de taille dans des genres très différents (guerre, fantastique, science-fiction)

Plein d'amour aux films qui suivent: Zombieland, Public Enemies (on en parlait là, dans le cadre d'une courte rétro époque), Fish Tank, The Girlfriend Experience, Zack and Miri make a porno (direct-to DVD), The Wrestler, The Chaser, Gran Torino dans lequel Eastwood se met lui-même en scène dans un dernier baroud d'honneur (trop facile !) et Les Noces Rebelles auquel je lui préfère la grandiose série Mad Men.

Pas vu pour une question de programmation: Tetro de Coppola
Déception: Max et les Maximonstres
Nullard: L'attaque du métro 123, Numéro 9

L'année ciné reprend, à bientôt

3 commentaires:

Samool a dit…

Merci mecton !

kL_m a dit…

Hum... clairement "UN prophète" manque (surtout quand on cite Transformer 2...a peine on devrait oser en reparler de ce truc) Après on sent que tu es un pro production américaine mais en tout cas il me reste quelque truc a voir (Démineur, Moon, Morse..)
Sinon pour avoir vu tous (sauf the chaser) les film présent dans ton "plein amour aux films qui suivent" je te remercie.
J'ai vu Tetro.. et je n'ai pas aimé, on en reperalera quand tu l'auras vu.

..et je ne ferais pas de top 10, pas de légitimité pour ça encore, peut être en son a la rigueur et encore :)

bibi mon loup (comme tu vois je te suis de prêt)

Samool a dit…

Mon coquin,
Vu hier soir District 9. Quelle claque. Une vraie énigme, ce film : tu te sens toute chose après, et tu sais pas pourquoi. Car ça reste de la SF, par moments même (vers la fin) simplement de l'action. Mais ça marche plutôt bien. G a loupé le film, redoute le ridicule de l'appel aux personnages ET. Dommage car elle connait le lieu. D'ailleurs, c'est peut-être la dépiction du slum complétement laissé à lui-même qui effraie... On en reparle.