Cette année, la Paramount voit grand en lançant en association avec Hasbro deux adaptations cinés dérivés de jouets. On croyait avoir tout vu mais les exécutifs d'Hollywood continuent de nous attérer consciencieusement tous les ans. Si Transformers 2 s'avérait au final être un plaisir coupable épileptique parfaitement conseillé après quelques séances de préparation, que pouvait-on décemment attendre de G.I. Joe, film ouvertement pro-Américain dont le pendant satirique s'appelle Team America ?
Tout simplement RIEN. Si ce n'est la satisfaction d'avoir les "talents" de Stephen Sommers derrière la caméra, grand absent des écrans cinés depuis Van Helsing en 2003. Ce projet de la Universal, qui voulait faire revenir au ciné ses monstres sacrés (loups-garous, vampires et autres), était au final un ride décervelé, qui perdait toute prestance dans sa boursouflure d'effets spéciaux... GI Joe, c'est la même chose, avec du pire en plus.
Au cœur du projet, l'élite secrète GI Joe et les terroristes de chez Cobra, lesquels parviennent à mettre la main sur des missiles d'un nouvel ordre. A l'équipe de GI's de récupérer lesdits missiles et de faire la nique aux méchants !
Construit autour de l'endive Channing Tatum et de la lisse Sienna Miller, le film est racoleur au possible, là où même Transformers 2 finit par paraître subtil. Visiblement pas conscient des clichés en vigueur depuis des années à Hollywood dès qu'on parle de blockbuster, les scénaristes de la chose ont foncé droit dans le mur avec son intrigue à base de missiles volés et, pire, sa sous-intrigue de méchante devenant gentille par amour pour le beau leader des gentils (ici on spoile, c'est gratuit !)









